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Les producteurs de lait réclament la prise en compte de la flambée du beurre dans le prix que leur paient les industriels, qui rejettent la responsabilité sur la distribution.

Les manifestations des producteurs de lait mécontents de leur rémunération en Bretagne menacent de s'étendre. Après les actions il y a dix jours à Plérin dans les Côtes d'Armor, c'est une usine du groupe coopératif Sodiaal à Guingamp dans le même département, qui a été bloquée mercredi. Déçus des propositions de Damien Lacombe, le président de Sodiaal, les éleveurs ont annoncé leur intention de « bloquer toutes les coopératives et tous les industriels laitiers », s'ils n'obtenaient pas 34 centimes du litre de lait. Sodiaal s'est engagé à augmenter les prix actuels à 31 centimes le litre en juillet contre 30 aujourd'hui, à 33 centimes en août, prix qui sera également celui de septembre. Les producteurs ont trouvé ces hausses très insuffisantes. Leur coût de production est de 32 centimes.En outre, la crise laitière est installée depuis deux ans et de très nombreux producteurs sont menacés de disparition. De 10.000 à 12.000 selon les sources sur un total de 60.000. Beaucoup sont très lourdement endettés. Cette situation découle de la surproduction européenne qui a suivi la fin des quotas laitiers en 2015 et de l'absence d'une politique de remplacement. Désormais, les producteurs de lait sont directement exposés aux très grandes fluctuations des cours mondiaux des matières premières, ainsi qu'à toutes les perturbations de marché. Les outils européens de régulation n'existent pratiquement plus, hors stockage du lait excédentaire. Une pratique devenue très exceptionnelle, qui a ses effets pervers, notamment au moment de la remise en marché des stocks.

Aujourd'hui, face à l'extraordinaire flambée des cours mondiaux du beurre et de la hausse de la poudre de lait, les producteurs ne comprennent pas pourquoi le lait ne leur est pas payé plus cher. Le beurre cote à un niveau de prix jamais atteint, soit 5.500 euros la tonne. Il a doublé en un an en raison d'un engouement soudain notamment aux Etats-Unis, où les consommateurs sont désormais convaincus qu'il est source de bonnes graisses. On parle de « retour en grâce des acides gras saturés du beurre dans le monde médical au détriment des acides gras trans de la margarine », dit ATLA (Association de la transformation laitière). Pour justifier leurs prix aux producteurs, Sodiaal et les industriels privés font valoir que la distribution n'a pas assez répercuté la flambée des cours du beurre dans ses tarifs. Sodiaal précise que 25 millions d'euros pris sur le résultat de la coopérative seront redistribués aux producteurs pour leur venir en aide. Le groupe rappelle aussi qu'il a investi 100 millions d'euros dans la modernisation de ses outils.

Marie-Josée Cougard



Résidus de pesticides : les contrôles renforcés fonctionnent

Sur 5183 échantillons de denrées d’origine végétale, dont 855 importées, analysés en 2015, pour 264 d’entre eux la DGCCRF a trouvé un taux résiduel de pesticides supérieur à la limite maximale autorisée, et 129 ont été déclarés non-conformes. Soit un taux de non-conformité par rapport à la réglementation européenne de 1,4%, « à son niveau le plus bas depuis 2010 », souligne la DGCCRF. Et de pointer la forte montée en puissance des contrôles renforcés à l’importation entre 2012 et 2015 pour expliquer ces résultats. Le taux de non-conformité sur les denrées importées a été divisé par deux entre 2012 (13,4%) et 2015 (6,2%). A noter que les 54 lots déclarés non-conformes lors des contrôles n’ont pas été mis sur le marchés, étant pour la plupart détruits, ou plus rarement rejetés à la frontière. Parmi les 2581 denrées d’origine française contrôlées par la DGCCRF en 2015, 1,6% présentaient des traces de substances actives dont l’usage n’est pas autorisé en France. Les 0,9% de fruits non conformes étaient essentiellement des poires et des fraises. Les 1,8% de légumes déclarés non conformes étaient pour leur part plutôt du céleri en branche, des endives et du manioc. Mais les catégories présentant le plus fort taux de non-conformités étaient les thé, café, infusion avec 9,1% de non-conformité, les graines et fruits oléagineux (3,6%) et les légumineuses (2,6%).


AUGMENTATION DES PRIX DU BEURRE

EN VOICI UNE RAISON/ BAISSE DE LA COLLECTE DE LAIT

RECETTE SICOLY